Suivis comportementaux chiens et chats : mon bilan 2025

Bilan 2025 en chiffres d'une comportementaliste canin et félin : suivis comportementaux chiens et chats en Drôme et Vaucluse - Charlotte Taudin

Votre chien réagit violemment à chaque rencontre avec un congénère ? Votre chat fait ses besoins partout sauf dans sa litière depuis des mois ? Vous avez déjà consulté un éducateur, peut-être même plusieurs, sans résultat durable et profond ?

Vous vous demandez si vous faites bien, et c’est normal…

Cette année, j’ai accompagné plus de 70 familles dans la Drôme et le Vaucluse dans ces situations. Pas pour leur vendre une méthode miracle, mais pour comprendre ce qui se joue vraiment derrière ces comportements et construire, avec elles, des changements qui tiennent sur la durée.

Ce bilan 2025 ne vise pas à aligner des chiffres pour faire joli. Il s’appuie sur les motifs de consultation, le déroulement des suivis et leur évolution pour vous permettre de mieux vous situer : est-ce que ce type d’accompagnement correspond à ma situation, à mes attentes, à mon animal ?

Les motifs de suivi comportemental les plus fréquents chez les chiens

Graphique des principaux motifs de suivi comportemental canin : réactivité et agressivité (interactions difficiles), peurs et anxiété de séparation, difficultés du quotidien (agitation, prédation, sauts), et accompagnement des chiots

En 2025, les demandes concernant les chiens s’articulent majoritairement autour de plusieurs grandes thématiques :

  • réactivité et agressivité (envers les congénères, les humains, sur les voitures, les vélos…),
  • peurs et stress chronique,
  • anxiété de séparation,
  • difficultés du quotidien : agitation, difficultés à se poser, prédation, sauts
  • accompagnement des chiots.

 

Ces motifs sont rarement isolés. Des comportements étiquetés de « réactifs » s’inscrivent souvent sur un terrain émotionnel fragile, l’agitation cache parfois un stress élevé et constant, l’anxiété de séparation peut se nourrir d’un sentiment d’insécurité persistant.

Allez je vous donne un exemple concret : les propriétaires de Vénus, un berger australien de Valréas, me contactent pour de la réactivité en laisse envers les congénères. Mais en creusant, on découvre qu’il ne dort presque jamais en journée, qu’il surveille en permanence les allées et venues devant le grillage, et que les rencontres avec les autres chiens ne sont que la partie visible d’un cadre de vie stressant au quotidien.

Ce sont donc moins des « problèmes à corriger » que des équilibres à reconstruire, jour après jour et sur le long terme. C’est d’ailleurs cette approche globale que j’ai développée grâce à ma certification 4C en comportement canin.

Des demandes très ciblées pour les chats, centrées sur la cohabitation et la propreté

Répartition des motifs de consultation comportementale pour chats : problèmes de propreté (éliminations hors litière), difficultés de cohabitation entre chats ou avec chiens, et autres problématiques (agressivité, miaulements, peurs)

Côté chats, les demandes sont différentes et plus ciblées. Elles concernent principalement :

  • des problèmes de propreté (éliminations hors litière),
  • des difficultés de cohabitation entre chats, ou entre chats et chiens,
  • plus ponctuellement : de l’agressivité, des miaulements intempestifs, des peurs marquées.

Ces situations sont souvent installées depuis longtemps lorsque les familles font appel à moi. Elles impliquent presque toujours une réflexion globale sur l’environnement, les relations et les besoins fondamentaux du chat, bien au-delà d’un simple « problème de comportement » à résoudre.

Par exemple, Luna, la chatte d’une famille de Vaison, urine sur le canapé depuis plus de 6 mois. On découvre qu’elle partage sa litière avec deux autres chats, que le bac est dans un couloir de passage, et qu’elle a développé une infection urinaire chronique et non détectable à l’oeil nu. Le « problème de propreté » est en réalité un signal d’alerte sur plusieurs niveaux.

Une séance ne dure pas "juste" une heure

Les séances de suivi ne durent jamais le même temps. Mais si on prend une heure de travail ensemble, il faut bien imaginer que le travail est bien plus large :

  • préparation de la séance et analyse de la situation,
  • séance elle-même, dont la durée s’adapte à l’état physique et émotionnel de l’animal et de son humain (20 minutes comme 1h30),
  • temps de trajet (plus ou moins long si l’aller-retour est pour rejoindre Vaison-la-Romaine, Dieulefit ou Buis-les-Baronnies),
  • rédaction du compte-rendu et ajustement du plan de travail,
  • disponibilité entre les séances pour répondre aux questions ou ajuster les propositions.

Je ne travaille pas à la montre. La durée d’une séance n’est pas un objectif en soi : la priorité reste la capacité d’attention, le niveau de stress et la qualité du travail réalisé.

Certains chiens saturent après 15 minutes et ont peu d’endurance, surtout au début du suivi. D’autres peuvent travailler une heure. Certains humains aussi ont besoin de temps pour digérer les informations, poser leurs questions, exprimer leurs doutes.

Si vous vous demandez comment se déroule concrètement un suivi comportemental, découvrez mon approche.

Le suivi ne s’arrête pas à la séance

Le cœur du travail se joue aussi entre les séances. Les observations du quotidien, les ajustements progressifs, les échanges lorsque quelque chose bloque ou évolue sont essentiels à la solidité des changements.

Le suivi comportemental n’est pas une succession de rendez-vous indépendants, mais un processus continu, qui s’adapte au rythme réel de la famille et de l’animal.

Concrètement : Entre deux séances, vous pouvez m’envoyez une vidéo parce que quelque chose vous interroge. Je l’analyse, je vous réponds, on ajuste le protocole avant même la prochaine rencontre. Ce temps-là n’apparaît nulle part dans les « chiffres », mais il fait partie intégrante de mon accompagnement.

Ce que deviennent mes accompagnements en 2025

Graphique camembert montrant l'évolution des suivis comportementaux : objectifs atteints (suivi complet jusqu'à autonomie), suivis en cours, progrès nets avec arrêt anticipé (maladie, déménagement, contraintes financières), et inadéquation avec la méthode proposée

Tous les suivis n’évoluent pas de la même manière : certains vont jusqu’à l’atteinte des objectifs et une autonomie suffisante, d’autres sont encore en cours, certains s’arrêtent de manière anticipée.

Ces arrêts peuvent avoir des raisons très diverses : amélioration jugée suffisante, contraintes financières, maladie, déménagement, difficultés à appliquer le protocole, ou inadéquation entre les attentes et le cadre de travail proposé.

C’est une réalité normale du suivi comportemental. L’accompagnement ne peut fonctionner que s’il est possible, applicable et accepté sur la durée.

Parfois, mes méthodes ne correspondent tout simplement pas aux attentes de la famille. Quelqu’un peut chercher une solution rapide en trois séances pour un problème qui dure depuis des années, ou alors que je « dresse » leur chien moi-même.

C’est OK. Mieux vaut le reconnaître tôt que de poursuivre un accompagnement qui ne convient pour personne.

Travailler en lien avec le médical

Environ un suivi sur deux en 2025 a nécessité une collaboration avec un·e vétérinaire.

Les raisons sont multiples : douleurs ostéoarticulaires, troubles digestifs, ajustement de l’alimentation, suspicion de pathologie sous-jacente, ou accompagnement médicamenteux temporaire pour apaiser un état anxieux.

Les recherches montrent que la douleur modifie profondément le cerveau et par ruissellement, le comportement canin et que négliger cette dimension compromet souvent l’efficacité de tout travail comportemental.

Le comportement ne se travaille pas en vase clos. Reconnaître la part du médical, c’est augmenter les chances d’un changement durable et respectueux de l’animal.

Mon approche inclut systématiquement une prise en compte de la dimension médicale.

Quand les familles ont déjà consulté d'autres pros

Près d’une famille sur deux avait déjà fait appel à un·e ou plusieurs professionnel·les avant de me contacter. Parfois pendant plusieurs années.

Cela reflète la complexité de certaines situations, des attentes parfois mal alignées, ou des approches qui n’ont pas répondu aux besoins spécifiques du binôme humain-animal.

Si vous faites appel à moi, c’est que vous cherchez un cadre clair, précis et des objectifs réalistes.

Ce que j’entends souvent :

  • « On a fait des cours collectifs pendant 6 mois, mais mon chien reste réactif »
  • « L’éducateur nous a dit de le punir quand il saute, mais ça continue, voire ça empire »
  • « On nous a conseillé de l’ignorer quand il détruit, mais on ne peut plus le laisser seul »

Ces situations ne sont pas des impasses. Elles demandent une autre vision, d’autres outils, un autre rythme.

Ce que les chiffres ne montrent pas pour les familles accompagnées

  • La peur de mal faire,
  • la culpabilité d’avoir « raté » quelque chose dans l’éducation,
  • la fatigue accumulée après des mois ou des années de tension,
  • les situations parfois dangereuses ou émotionnellement lourdes,
  • la peur du jugement quand on ose enfin (re)demander de l’aide.

Ils ne montrent pas non plus les progrès parfois discrets au début, avant qu’un quotidien plus apaisé ne s’installe.

C’est pourtant là que se situe l’essentiel du travail.

Quand une famille m’appelle en pleurant parce qu’elle ne sait plus quoi faire, que le chien a mordu pour la 7ème fois, que le chat a uriné sur le l’oreiller pour la énième fois, que la voisine menace de porter plainte…

Ces moments-là ne rentrent pas dans un tableau Excel. Mais ils font partie intégrante de ce métier.

Et puis il y a ces autres moments : quand quelqu’un me dit « pour la première fois depuis des mois, j’ai pu me promener sans avoir peur de croiser un autre chien », ou « ça fait 3 semaines que j’ai remis les tapis et mon chat ne fait plus dessus », ou simplement « je me sens moins seul·e ».

Ça non plus, ça ne se mesure pas. Mais c’est ce qui donne du sens à mon travail.

Au-delà du bilan 2025

En 2025, j’ai consacré plus de 330 heures à la formation continue, obtenu la certification 4C validant une approche fondée sur la science du comportement, et entièrement revu mes outils de suivi pour les rendre plus efficaces et plus lisibles.

Ces choix ne sont pas anecdotiques. Ils reflètent un cadre de travail exigeant, évolutif, et une volonté de rester alignée avec des pratiques respectueuses, non violentes et étayées scientifiquement. Les connaissances en éthologie appliquée évoluent constamment, et ce qui fonctionnait il y a 5 ans peut (et doit) être remis en question si de nouvelles données le justifient.

Ce bilan est là pour permettre à chacun·e de se situer.

Quelques questions pour vous aider à vous positionner :

  • Votre situation est-elle installée depuis longtemps ou récente ?
  • Avez-vous déjà consulté d’autres professionnels ? Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ?
  • Êtes-vous prêt·e à vous investir dans un protocole sur plusieurs semaines ou mois ?
  • Votre animal présente-t-il des signes de stress, de peur, de douleur ?
  • Cherchez-vous une solution rapide  mais fragile ou un changement durable ?

 

 

Ce bilan reflète mon activité 2025 à Nyons, Valréas, Vaison-la-Romaine, Dieulefit et dans toute la Drôme provençale.